EGALITE


EGALITE

Création 2021


Au départ, l’idée du triptyque autour de la devise française germe en nous avec le besoin de requestionner les fondements qui constituent notre société à la lumière de notre époque. Un désir d’aborder dès le plus jeune âge ces valeurs qui ont traversé les temps et qui visent à construire une société plus juste ; d’interroger, à partir de situations issues de leur quotidien les émotions qui font barrage au vivre-ensemble solidaire et de les mettre au cœur du procédé chorégraphique.

EGALITE

Quatre danseurs arrivent en courant pour transpercer l’espace, et vivre à pleins poumons une danse d’une
énergie folle. Egalité ! C’est le mot prononcé à la fin du jeu, quand tout le monde a gagné. Mais, est-on bien sûr que finalement tout le monde n’a pas
perdu ? Dans cette équipe qui tente de rester soudée, certains membres commencent à en douter. Tiraillés par l’envie d’être un peu plus que les autres, ils.elles tentent de se frayer
un chemin pour accéder au sommet du portique, là où ils.elles attireront les regards, et seront inatteignables.
Les danseur.se.s déploient toute leur ingéniosité pour traverser ce match et ces épreuves sans blessure…
Et si gagner, finalement, c’était réussir à être ensemble, sur une même balançoire ?


PREMIÈRES REPRÉSENTATIONS A L’ESPACE ROGUET A TOULOUSE (31)
LE VENDREDI 3 DÉCEMBRE A 20H30

Réservations pros et presse, contactez-nous sur diffusion.filao@gmail.com ou au 06 76 37 81 86


Scénographie

Egalité s’ouvrira vers l’extérieur, tout en conservant une scénographie inspirée du monde de l’enfance puisqu’elle s’organise autour d’une balançoire. Ce simple lieu de jeux et de plaisirs s’enrichira de multiples significations : nous utiliserons le balancier horizontal pour faire apparaître les notions de partage et d’égalité. Cependant, comme les discordes ne tarderont pas à poindre, c’est l’aspect vertical du portique qui sera alors privilégié, avec l’usage de la hauteur comme symbole d’ascension sociale et vecteur d’inégalité, mettant en exergue les forces et les faiblesses corporelles de chacun. La présence de seulement 2 balançoires suspendues pour 4 danseurs créera également des tensions inscrivant des prises de pouvoir au cœur desquelles chacun cherche à trouver sa place. Par ailleurs, un espace d’herbe synthétique verte sous la structure, contrastera avec l’avant-scène au sol lisse, marquant la dichotomie entre un univers rural et urbain.


Chorégraphie

Après le duo Fraternité, ce sont cette fois quatre danseurs qui se rencontrent dans une danse énergique où le mouvement porteur de sens, permettra de suivre l’évolution des rapports entre eux. L’ouverture se fera sur une danse commune toute en synchronicité, dans laquelle l’utilisation de la danse hip-hop forgera un sentiment d’équipe. Mais la dynamique fédératrice, apportée par cette chorégraphie de groupe effectuée à l’avant scène, se dégradera petit à petit, laissant place aux divergences. Difficile de conserver une égalité lorsque les différences de danses, de corps, de forces commencent à constituer un atout ou un handicap ! Dans cette optique, l’un des axes de recherche chorégraphique consistera à creuser la sensation d’iniquité de ces quatre individus, grâce à des danses singulières. Pour cela, il nous paraît essentiel que chacun des danseurs soit amené dans le temps de recherche à identifier, parmi ses possibles, une gestuelle qui lui est propre et qui fait sens par sa dissemblance au sein du groupe. Le corps acrobatique entre également en jeu en ce qu’il permet d’explorer la mise en danger d’un des personnages; il peut mener jusqu’au point de rupture où la question du choix devient inévitable : conserver sa place ou venir en aide à autrui ?

C’est en abordant ce dilemme que nous tenterons de mettre en corps les hiatus entre la présentation que l’on fait de soi et les faits. Nous creuserons le malaise par une écriture chorégraphique faisant apparaître la façon dont chacun tente de s’ajuster avec ses contradictions et fait fi du réel. Nous approfondirons ce paradoxe de l’humain qui, adossé à un sentiment altruiste, permet cependant de maintenir une structure inégalitaire et/ou de domination. Les bouleversements traversés par ce groupes et les changements de rôle ouvrirons vers la difficulté de chacun à faire face à la force de résistance de ses envies au regard de ses valeurs.

Enfin, nous nous attacherons à faire exister l’autodérision au sein de cette évolution, comme remède à la tension des relations affectives. Une expérimentation dansée autour de la prise de conscience de ses propres limites et de la lucidité sur soi-même ou : Comment faire apparaître ce qu’on a de ridicule peut permettre de réintroduire un souci d’équité. Notre réflexion se tournera vers la fantaisie libératrice à l’intérieur du mouvement et vers son aspect communicatif. Une des lignes directrices de notre chorégraphie : que la transmission d’un état émotionnel rendu perceptible par une qualité dansée se propage comme une onde rendue visible.


Création musicale

Depuis la fondation de la compagnie, les chorégraphes placent leur rapport à la musique et au son en correspondance étroite avec leur danse, réinterrogeant à chaque création les formes de lien qui peuvent être établies entre ces deux arts. La rencontre d’Assia Maameri, compositrice spécialiste des Musiques Actuelles Amplifiées et du chant, a opéré une véritable redécouverte des multiples possibilités d’inventions. Depuis notre premier partenariat autour de la pièce chorégraphique Fraternité en 2015, le désir de prolonger notre aventure dans son univers percutant et sensible est resté intact. La créatrice entremêlera des temps de composition en studio de danse et des morceaux créés en amont, laissant libre cours à son imagination.


Le triptyque

Dans quelques temps viendra le spectacle : Liberté. Il ouvrira encore davantage l’espace du lieu d’action en se déroulant dans un immeuble au cœur de la ville. Les enfants deviendront interprètes de la pièce chorégraphique, dans une mise en scène spécialement adaptée… Une histoire à suivre…


Distribution

Chorégraphes et interprètes : Géraldine Borghi & Cyril Véra-Coussieu
Interprètes : Elodie Ramphort, danseuse hip hop & Jonathan Frau, acrobate
Création musicale : Assia Maaméri
Création lumière : Serena Andreasi
Scénographe et Constructeur : Hervé Baret & Fabrice Poulain
Chargée de Production : Marie Ousset
Production : Compagnie FILAO
Soutiens et partenariats : Manufacture Vendetta Mathea à Aurillac, Ville de Colomiers, Conservatoire de Colomiers, Abbaye-Ecole de Sorèze, Espace Roguet à Toulouse, Département de la Haute-Garonne